ADIEU MILAN-CORTINA, BONJOUR ALBERTVILLE 2030

« Des Jeux Olympiques d’hiver en France en 2030, pour quoi faire ? ». Cette question a servi de fil rouge à une conférence dense et sans détour, organisée à la Faculté des Sciences du Sport et du Mouvement Humain de l’Université Toulouse 3, par le CIRT en fin de semaine dernière.

👉 Le doyen Jean Paul DOUTRELOUX a ouvert la soirée en rappelant les deux piliers de cette Faculté très reconnue : la formation et la recherche. Côté formation, un chiffre particulièrement éloquent : 92 % des préparateurs physiques du sport de haut niveau en France sont issus de l’Université de Toulouse ! La formation dispensée par l’Université s’inscrit dans une réelle dynamique du marché du sport avec un nombre d’emplois estimés entre 9 000 à 11 000 d ’ici 2030.
Côté recherche, sept unités travaillent sur des sujets concrets et novateurs comme par exemple l’optimisation des appuis en mêlée pour le Stade Toulousain. Ou l’allègement des équipements paralympiques en partenariat avec Airbus. Ici, la science sert directement la performance !

👉 Patrick Bayeux, expert reconnu des équipements sportifs (il a apporté ses compétences sur la plupart des grands équipements français) interroge le processus de décision autour des Alpes 2030. Question simple, réponse moins évidente : « pourquoi ces Jeux ? » Selon lui, la France avance sans véritable projet structurant et sans vision. Une candidature par défaut, car « personne ne voulait y aller. » Plus préoccupant encore, l’incapacité chronique à capitaliser sur les expériences passées, malgré des centaines de rapports. Patrick BAYEUX évoque la théorie de la « rationalité limitée » : non pas chercher la meilleure décision, mais la plus acceptable !

👉 Eric ADAMKIEWICZ est quant à lui encore plus sévère. Ce spécialiste du tourisme de montagne décrit un dossier précipité, un calendrier sous tension et des objectifs fragiles. Et selon lui 3 angles morts : démocratique, budgétaire, environnemental. La candidature n’a jamais été portée devant les électeurs. Le budget reste flou, déjà revu à la hausse. Et l’impact écologique interroge !
Merci à ces 3 spécialistes du sport pour la qualité de leur intervention très appréciée et passionnante.

La soirée s’est terminée par un cocktail qui a permis de poursuivre les échanges.
🙏 Merci à toute l’équipe organisatrice du CIRT pour cette belle rencontre, en particulier à Jean Pierre FAUX, Gauthier KRIKORIAN et Sophie NANIN. Prochain rendez-vous pour les membres du CIRT, le 21 mai prochain pour un nouveau 18h20 !